I Walk Alone, I Walk Alone ...
Ce bout de récit va être long. Darwin avait décrit l'évolution de l'espèce humaine comme quelque chose qui évolue en fonction de la biodiversité. C'est-à-dire qu'on évolue pour mieux survivre. Or je ne crois pas en l'évolution des espèces, surtout lorsqu'il s'agit de l'être humain. Cependant, faire une généralité sur tout mène à devenir intolérant, mais le cas par cas serait trop long, alors je préfère généraliser : pas de décéption ; l'humain n'évolue pas il est comme il est, un peu abruti, menteur et hypocrite. On cherche pas en vain des fans dans la foule lors d'un match de football : y a pas de déception. On s'attend pas à recevoir des coups de fils le jour de son anniversaire : y a pas de déception. Car l'intelligence devient un outils de fourberies et de vice. Quelqu'un de mentalement incapable de penser à autre choses qu'à des cornflakes n'est mentalement pas capable de vous atteindre. Quelqu'un de mentalement capable de penser au bien des autres est alors mentalement capable de penser au mal qu'il peut affliger. Tu attends quelque chose de bien chez l'humain, alors implicitement tu attends quelque chose de décevant. C'est comme ça, on peut pas trouver quelque chose de beau si on a jamais vu quelque chose de moche et inversement réciproque. Et c'est comme ça que ça marche dans la société actuelle, les gens se comparent pour montrer leurs différences afin de créer des groupes. On peut pas dire qu'il y est des exclus, juste des privilégiés. Certes, mais ils fonctionnent tous de la même manière. C'est pour cela que j'ai si peu d'attention envers l'espèce humaine car c'est le meilleur moyen d'adhérer à un climat stable sans avoir à privilégier qui ou quoi. Partons du principe que tous les humains sont mauvais, menteurs, hypocrites, et l'on met tout le monde sur le même piedestal, on cherche pas vraiment la vérité, mais un juste équilibre et c'est juste et équilibré de penser que tous les Hommes mentent et trichent car forcément, un jour où l'autre la déception gagne ceux qu'on aime. Aimer personne permet de se protéger, de ne haïr personne mais tout simplement de ne pas aimer.
« Plus l'espérance est grande, plus la déception est violente. »
________________________________________________________________________Franz-Olivier Giesbert. _____________________________________________________________________________________________________
LE SUJET SEMBLAiT AMBiTiEUX, MAiS QUi N'TENTE RiEN N'A RiEN.
NOUVELLE
Cette Nouvelle est écrite par pure improvisation, et sera modifiée, ou rallongée selon mon inspiration, sans toute fois respecter les règles d'une Nouvelle ... Donc ne vous étonnez pas si la fin ne semble pas ressembler à une fin, puisqu'elle ne sera tout simplement pas finie.
___C'est pendant ce genre de jour que je me rend compte qu'il subsistera toujours des questions qui ne seront jamais élucidées : pourquoi je m'ennuie déjà, rien qu'à la vue de la classe dans laquelle je suis tombé cette année ? Ainsi qu'en français ? Une vie morne et taciturne dépourvu de sens, masqué par un semblant d'idées qui rend cette vie « palpitante » afin de ne pas tombé dans cette ennuie profond, au point de se retrouver à 22h00 sur son bureau, la tête entre le cahier d'histoire et celui d'espagnol, gémissant d'un rêve stupide symboliser par ce coulis de bave qui tâche mon cahier d'espagnol. Rebelote, une fois de plus je me retrouve nez à nez face à ses gens que je ne connais pas, et que je ne veux certainement pas connaître. Cependant je les observes, pour voir lequel serait le plus intéressant à exploiter. A toute vitesse j'exclue ceux qui parlent trop, qui participent trop, et qui reste au devant de la classe : j'aime l'introvertie, le réservé. Souvent ils sont les plus marrant dans le fond, ils ne sont pas en quête permanente d'une reconnaissance de la part d'un banal professeur afin d'augmenter leur égo, ça ils s'en foutent. C'est alors que ce jeu commença à prendre de l'ampleur ...
___Je n'ai jamais accordé de l'importance aux valeurs qui, pour certains restent des valeurs fondamentales dans la vie d'un homme telle l'amitié, chez moi, le jeu reste quelque chose qui me rapproche le plus de cette valeur. Alors très vite on se retrouve devant son adversaire, on s'écarte de la réalité, de la misère mondiale, du capitalisme, de l'altruisme, la solidarité, la compassion, les mauvaises notes en cours, la superstition, la religion, la loi, l'hypocrisie, la honte, l'honneur, la fierté, la nourriture. Tout cela masqué par un visage, un caractère semblable, une voix, une démarche, un style particulier, un ensemble de choses qui chez une seule personne, peu faire la différence face à tout ce qui peut exister.
_______– J'aime pas le vert, dis-je d'un ton exécrable.
_______– Pourquoi ? dit-elle d'un air étonné.
_______– Ça donne de l'espoir à ce qui n'ont n'en pas.
_______– De quel espoir parles-tu ?
_______– L'espoir qui fait que chaque matin on se lève pour une raison de vivre alors qu'elle _______est peut-être illusoire.
_______– Un jour tu verras qu'il y a des raisons de vivre qui sont réelle.
_______– J'espère ... En attendant je n'sais pas pourquoi je me lève chaque matin.
_______– Parce que tu aimes le vert.
___Premier mot, premier dialogue. C'était un peu comme si je réapprenais à parler, à parler avec quelqu'un. Ce fût comme spontané, d'une manière un peu banal c'était comme si on se connaissait depuis des lustres, comme si répondre, ainsi que la réponse, était une évidence. L'évidence était que je ne savais pas quoi répondre à cela : « Parce que tu aimes le vert. » Mais j'avais d'autres préoccupations que ses inepties. Je devais me consacrer à des objectifs banals comme tout bon citoyens français telles la famille, les relations, le Da Vinci Code que je n'ai toujours pas rendu au CDI. Vu le rythme de vie dans lequel je vivais, je pensais que la vie de lycée étais beaucoup plus attrayante que cela, pour moi le lycée c'était : fête, alcool, sexe. Triste désillusion, je me demande pourquoi ce n'est pas le cas, alors qu'au fond je sais que la réelle question demeure « comment faire pour arriver à un rythme de vie extravertie ? » Mais bon, trop égocentrique et trop têtu pour remette en cause mon comportement.
[...]
___Fin Novembre, les choses commencèrent à s'accélérer, nous commencions à se connaître, trop se connaître. Les connaissances furent brèves, j'en savais autant sur elle qu'elle sur moi, la différence c'est qu'elle ne cherchait pas à savoir, elle savait, un point c'est tout. Moi je demandais, je m'informais, ça m'intéresser. L'intérêt, c'est sans doute la chose qui m'a poussé dans cet engrenage. Je savais que le mardi elle allait danser après l'école, qu'elle avait deux chiens, les animaux elle aime ça. Je savais aussi qu'elle n'aimait pas les kiwis, drôle de goûts avait-elle. Elle n'aimait pas non plus les cheveux frisés ainsi que les rouquins, les chocolats à la liqueur et les bisous dans le cou. J'lui en aurait fait moi. Depuis quelques temps elle était en froid avec sa famille, mais rien de bien grave, une « passade d'ado » disait-elle. Dans son caractère, je savais qu'elle était ni trop affectueuse ni pas assez, elle savait différencier un « gros » problème d'un petit. Ce qui à la base ne doit pas être important, ne l'est donc pas, sinon on est débile. Juste une chose que j'aurais aimé éclaircir, et c'est ce qui m'intéressait le plus, c'était ce qu'elle faisait le week-end. Lui poser la question toute les semaines serait trop suspicieux, alors j'utilise des jokers de temps en temps. Une semaine sur trois je lui demandais comme ça, pour soi-disons faire la conversation. Elle me répondait vaguement : « Rien. J'vais chez quelqu'un. » ou bien « Je vais en ville avec une copine. » Rien de bien intriguant. Et moi dans tout ça, je n'me livrais pas non plus pour autant. Si elle ne le fait pas je ne le fais pas, mais quand est-ce que je saurais quand faudra-t-il le faire? Je ne sais pas. J'avais l'impression de mener une guerre psychologique en solitaire. J'réalisais alors que ce fût une histoire « d'amour » plus tourné vers le désire, une « passade d'ado » comme elle disait.
___Entre cette période et la fin d'année, j'pensais la perdre. On jouait plus, on parlait peu, mais on échangeait toujours quelques sourires complices. Durant l'été elle se trouva un pauvre type, qui avait le même prénom que moi. Elle eut toujours un faible pour les mecs un peu cons, qui traitent leur semblable comme des sous-chiens, un peu comme moi mais en pire. Alors après deux mois d'absence et l'été achevé, j'la vis dans les bras de ce mec, tee-shirt rose avec une crête en guise de coiffure, 5 de moyenne dans le dossier scolaire. On ne peut pas dire que j'fût choquer, mais je ne pouvais m'empêcher de lancer une blague déconcertante et stéréotypé à voix haute histoire de les mettre mal à l'aise :
_______– C'est un peu gros pour un bonbon Harribo non ?!
Ça ne l'a même pas fait rire ... Moi non plus d'un côté, mais qu'est ce que c'était bon ! C'est à partir de ce jour que j'sentais qu'on pouvait être seulement ami elle et moi. Moi, grand ténébreux au léger goût pour le vice et la perversité, au c½ur solitaire et elle, se pavanant de fierté, persuadée d'avoir trouver le mec idéal, entouré d'ami(e)s tous aussi hypocrite les uns que les autres, mais respirant pleinement la vie, c'était pas compatible non. Pour preuve, on commençait à avoir des conversations trop intimes, et l'intimité j'aime pas sa. C'est des trucs d'amis sa, c'est pas pour moi.